Urgence climatique
Je propose avec vous un Green Deal de la France dans le monde

Le GIEC vient de publier le 9 août, un nouveau rapport, le 6ème, alertant une fois de plus sur les conséquences dramatiques du dérèglement climatique. Un rapport de plus et l’inertie qui continue.
Depuis le début de l’été les catastrophes climatiques se succèdent. Énormes incendies en Algérie, Amérique du Nord, Sibérie, Turquie, Grèce… Pluies diluviennes en Allemagne, Belgique, Chine, Inde. Famine à Madagascar.
La science du Climat prévoit la disparition du Gulf Stream, ce qui entraînera des conséquences catastrophiques.
Les alertes ne sont pas nouvelles. Elles ont conduit au sursaut de la Cop21 et à la signature de l’accord de Paris sur le Climat en décembre 2015. Mais les lâchetés, les renoncements, les égoïsmes, les inerties l’ont emporté. Et les grands messes inutiles et même nuisibles, tellement l’autocélébration qui y a cours est dérisoire, ont suivi la signature de l’accord, alors qu’il avait été convenu qu’après la Cop21 tout devait se concentrer sur l’application de l’agenda de l’action, mois après mois et thème par thème.
Espérons qu’à Glasgow, en novembre, la Cop26 ressemblera à autre chose qu’à une kermesse mondiale de relations publiques.
Les faits sont une ènième fois rappelés dans le rapport du GIEC :
– c’est l’activité humaine qui émet des gaz à effet de serre par utilisation des énergies fossiles et méthane ;
– la dernière décennie est la plus chaude depuis 2000 ans ;
– le pourtour méditerranéen est une des régions mondiales les plus impactées ;
– l’urbanisation a augmenté l’intensité du ruissellement d’où des inondations catastrophiques ;
– les puits de carbone océaniques et terrestres seront moins efficaces au fur et à mesure de l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère ;
– l’effondrement des calottes glacières provoquera une hausse du niveau de la mer de 2 mètres d’ici 2100 et de 5 mètres d’ici 2150, noyant les États insulaires.
Il faut agir vite et fort. Pour avoir des résultats dans dix à vingt ans. Le chemin est encore possible. Avec du courage, de la conscience et de la hauteur de vue. Le temps est compté.

pour contribuer à ce combat climatique, nous proposons
le green deal de la france dans le monde

  • Économies d’énergies et éliminations des énergies polluantes. Rénovation écologique des bâtiments. Stratégies bas carbone et plan Biodiversité obligatoires dans tous les équipements français publics et privés.
  • Le plan « Ambassade verte » que nous avons lancé en 2015, ministère de l’Environnement et MAE, pour la Cop21, devra sérieusement monter en puissance. L’objectif fixé en 2015 était la neutralité carbone des postes diplomatiques et consulaires. Six ans plus tard en est loin. Il faut relancer ce chantier avec détermination.
  • Installation obligatoire de circuits de récupération d’eau de pluie pour arrosage et sanitaires.
  • Biodiversité : tous les espaces verts devront adopter les critères des « Oasis de la biodiversité » tels que définis par l’ONG Humanisme et biodiversité d’Hubert Reeves. Un projet Biodiversité devra prendre place dans tous les équipements publics et privés.
  • Récupération et recyclage des déchets avec l’objectif : territoires et bâtiments zéro déchet.
  • Mise en place des actions d’économie circulaire, adaptées à chaque territoire.
  • Transports propres. Nos administrations doivent être exemplaires. Utilisation de véhicules électriques, mobilité propre, auto partage etc.
  • Montée en puissance de programmes et projets d’éducation à l’environnement dans toutes les classes. Mise en réseau et échanges de savoir-faire, d’intervenants, et de réalisations par les élèves. Valorisation du patrimoine naturel du pays et des personnes qui s’en occupent.
  • Mise en réseau de toutes les entreprises françaises du secteur de l’économie verte. Si les bâtiments français deviennent une vitrine de l’excellence environnementale, les entreprises françaises en bénéficieront. C’est le cercle vertueux.
  • Lancement d’un appel à projets « Désirs d’entreprendre dans la Green Tech » doté d’une aide au démarrage pour encourager les start up et TPME.
  • Démocratie participative et citoyenneté. Soutien aux initiatives associatives de la communauté française notamment par le STAFE mais aussi par un appel à projets élargi à tous les aspects de la transition écologique et biodiversité.
  • Chaque conseil consulaire pourra mettre en place un jury citoyen tiré au sort pour concevoir, échanger, promouvoir les actions citoyennes de transition écologique et solidaire. Un budget devra être obtenu dans ce cadre.

Conclusion : les activités des Français dans le monde doivent être pleinement intégrées au budget vert promis dans le plan de relance national de sortie de crise.
Par leur caractère ciblé et identifié et par les liens de solidarité déjà construits dans les communautés françaises ainsi que par le dévouement des élus de proximité, nous sommes convaincus que non seulement la France dans le monde sera au rendez-vous du combat climatique, mais qu’elle peut en être l’avant-garde.